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 Steven Gunnell, ou la rédemption post 90's chez Delarue en 2006

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rasko
Le prophète
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MessageSujet: Steven Gunnell, ou la rédemption post 90's chez Delarue en 2006   Jeu 24 Mar - 13:05

Steven d'Alliage est un mythe. C'est clair, net et précis. En replongeant dans le légendaire "Ca se discute" de 2006, il me semble évident qu'il faut garder une trace écrite de la prestation apocalyptique de l'ex boy band le plus dingue de notre histoire (et pourtant, il y a de la concurrence).

Je ne sais pas si Delarue avait prévu ce bordel prosélyte qu'allait foutre Steven (je suppute que oui), en tout cas c'est un grand témoignage, et ça donne même envie de lire ses bouquins. Il est à noter qu'il est important de se souvenir de sa voix quand il dit ces conneries. Le ton, l'attitude, le regard braiseux : tout est là, Steven est un putain de pasteur !

"Tout le monde chante dans la famille. On est pas les meilleurs, mais on est pas les plus nuls non plus"

Citation :
« Moi je viens de ma petite province à la base, Nice. Dans le cœur de l'espoir (sic) de devenir comédien. Je plaque tout, j'arrive à Paris. Au bout de 15 jours après avoir trimé, galéré, où c'était assez grave et où j'ai connu la mendicité, la première audition que je passe on me demande si je sais chanter. Bon je suis enfant de la balle, j'ai un père en effet qui est rockeur, et puis du côté de maman ce sont des Italiens, tout le monde chante dans la famille. On est pas les meilleurs, mais on est pas les plus nuls non plus. Donc spontanément je dis que oui, que je me débrouille. On me fait passer une audition sans qu'on me dise pourquoi. J'avais 20 ans, tout ça était dans le cadre d'une agence de casting pour comédiens. Donc dans ma tête c'était forcément pour un rôle de chanteur. »


"Putain mais si je fais Alliage, tout le monde va se foutre de ma gueule"

Citation :
« Ce qu'il faut savoir c'est que trois semaines plutôt à la télé je me foutais de la gueule des 2be3, des World Apparts, et notamment des G-Squad, parce que ce n'était ni ma culture, ni mes références artistiques et musicaux (sic). Le problème c'est que j'étais dans une conjoncture sociale et financière qui ne permettait pas à ce moment-là de refuser du travail. A la fin de l'audition, j'ai demandé pourquoi j'étais pris et c'est là qu'on m'a évidemment expliqué tout le projet. J'ai quand même pris deux minutes pour réfléchir, j'ai marqué un temps. Ma première réflexion : putain mais si je fais ça, tout le monde va se foutre de ma gueule ! Et à la fin je me suis dit qu'après tout, si c'est pas moi, quelqu'un d'autre va le faire. »

"Mon côté maniaque, ma volonté, ma soif de réussir, d'avoir tout plaqué pour monter à Paris. Tout était déjà écrit et programmé"

Citation :
« Au moment où j'ai signé, on était en plein mois de juillet sur Paris, comme vous devez le savoir à cette période il n'y a personne, je sais qu'il y a une maquette qui existait déjà, le groupe était déjà formé. Le type qui m'a auditionné en a viré deux pour me prendre parce que mon parcours lui plaisait. Il y avait quelque chose qui le touchait. Mon côté maniaque, ma volonté, ma soif de réussir, d'avoir tout plaqué pour monter à Paris. Tout était déjà écrit et programmé. »

"Je suis tombé dans le monde de l'illusion. La drogue, non"

Citation :
« Oui j'ai pété les plombs. Du jour au lendemain tout ce qui était inaccessible et devenu accessible. Et ce qu'il faut savoir, c'est que dans ces moments-là, quand tu deviens d'un coup riche et célèbre, t'as plein de nouveaux amis, qui te disent tous les jours que t'es le plus beau, que t'es le meilleur, que t'es le plus fort. Ben moi personnellement, je l'avoue, je le confesse, j'ai fini par le croire. Je suis tombé dans le monde de l'illusion. La drogue, non. J'avais déjà fait mon expérience plus jeune, avec les pétards, l’ecstasy. Mais déjà en tant qu'anglais (du côté de mon père), au niveau du whisky et de la bière, on carburait pas mal. Un terrain glissant auquel j'ai pris l'habitude. »

"Delarue : à quel moment vous avez dit « Je suis Steven Gunnel, je suis une merde », et à qui vous l'avez dit ?"

Citation :
« Le jour où je me suis en effet présenté à la Caisse d'Allocation Familiale pour devenir Rmiste. J'ai dit ça à une dame qui m'a accueilli dans son bureau. A ce moment-là je suis dépressif, je suis alcoolique. J'avais à peu près 21-22 ans. A un moment donné, pour moi en France c'était plus possible. Dans la rue, les gens m'arrêtaient, non pas pour me demander des autographes ou me prendre en photo mais pour se foutre de ma gueule, m'insulter. Ça a même susciter quelques bastons, j'ai même laissé une dent. »

"J'ai préféré fuir mes responsabilités, l'étiquette d'Alliage"

Citation :
« J'ai préféré donc fuir. C'est comme en tant qu'alcoolique, en tant que drogué, ça te rend pas plus intelligent ni plus con, ça te détruit les neurones, et ça te rend faible et lâche. Donc à un moment donné, j'ai préféré fuir mes responsabilités, l'étiquette d'Alliage, le surendettement. J'ai fui en Angleterre, pour essayer de redevenir le commun des mortels (sic). J'avais oublié toutes mes valeurs, combien il est difficile de gagner 50 balles de l'heure, de remettre la main dans la merde pour gagner sa vie. Donc ça a suscité en moi des problèmes psychosomatiques, donc spasmophilie, agoraphobie, paranoïa, des vertiges, des sentiments d'avoir envie de mourir. »


"Je pensais donc au suicide, parce que surendetté avec une image de boy band qui fait que tout le monde se fout de ma gueule"
Citation :

« Je pensais donc au suicide, parce que surendetté avec une image de boy band qui fait que tout le monde se fout de ma gueule. J'ai eu maman au téléphone. Elle m'a dit qu'elle et mon père ont eu aussi 25 ans, que des conneries ils en ont fait aussi, qu'il ne serait pas jugé et qu'il peut rentrer à la maison quand il veut. Ma maman me dit par contre qu'elle ne peut rien faire pour moi. Quand elle m'a dit ça, j'ai pris la mesure, la notion de sa souffrance à elle en tant que mère pour son fils. Donc elle souffrait plus que moi. C'est là qu'elle me dit cette phrase étrange : Tu peux écouter ta maman au moins une fois ; entre deux crises d'angoisses, va faire un tour dans une chapelle, c'est tout ».

"Un jour en allant au travail à Londres, en marchant j'entends les cloches sonner, je rentre dans une chapelle et je me dis après tout pourquoi pas"

Citation :
« Un jour en allant au travail à Londres, en marchant j'entends les cloches sonner, je rentre dans une chapelle et je me dis après tout pourquoi pas. Phénomène étrange, assis dans cette salle, c'est un sentiment qui ne se dit pas mais se vit, j'ai un sentiment de grande paix intérieure. Le silence, le calme, la quiétude. J'ai décidé d'accueillir cette paix intérieure qui venait de je-ne-sais pas d'où (sic) et que à l'extérieur cette paix ne m'était pas offerte. J'ai cheminé comme ça progressivement, doucement, un peu plus chaque jour, et je m'aperçois qu'au bout de six mois dans cette chapelle, je m'endors parfois, tellement que je suis bien.

Je prends alors la bonne résolution : allo maman, je rentre. J'arrive à Nice. On va voir le médecin, la situation physique à ce moment est assez grave. On détecte bien évidemment un ulcère, des gastrites, le sang en mauvais état..etc Donc cachets pour dormir, cachets pour trouver l'appétit, pour ceci, pour cela. Rien n'y fait. Un jour maman me dit de la suivre. Maman rentre dans une chapelle. Moi je m'arrête. Premier réflexe, je lui dis « qu'est-ce que tu fous ? » Elle me dit moi je rentre, toi tu fais ce que tu veux. Je rentre avec elle, elle commence à prier. Elle sort son chapelet, prie simplement. Et là je me retrouve devant le crucifix, et je médite, ce qu'on appelle donc la Passion, la douleur du Christ. En méditant sa douleur à lui, c'est la mienne qui est sortie et ça s'est transformé par des larmes. Des larmes de consolation, de joie. Il y a un prêtre qui est venu me voir à ce moment-là et qui m'a mis la main sur les épaules et qui m'a dit « excusez-moi Steven, vous vous appelez bien Steven ? Je dis au prêtre comment vous me connaissez ? Il me dit voilà, ça fait un an que ta maman vient tous les jours, parce qu'elle ne sait plus quoi faire pour toi et qu'elle prie. Aujourd'hui je vois un miracle, tu es là. Il y a eu un cheminement spirituel intérieur, puis plus tard une révélation qui m'a apaisé, m'a donné le sentiment du don du pardon, qui fait qu'aujourd'hui je suis un homme heureux, joyeux. »


Amen!
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